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(D' après Charles B.)
Tes cheveux sont-ils blonds, tes prunelles humides ?
As-tu de beaux yeux à ravir l'univers ? Doux ou cruels ? Fiers ou timides ?
J'en ai connue qui les avaient à la fois fiers et timides .
Si ton corps poli se tord comme un jeune arbre, si le lourd damas, sur tes seins de marbre ,
comme un fleuve en courroux déborde en flots mouvant,
Si toutes tes beautés valent que l'on s’inquiète,
Ne laisse plus courir mon rêve à tous les vents :
Belle, divine : viens poser devant ton poète !
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Ce n'est pas le tout d'écrire un texte qui tient la route, il faut aussi savoir le déclamer. Deux exercices d'improvisation l'un à la suite de l'autre. Mireille excelle dans cet art. Elle incarne totalement son texte, qu'elle lit avec passion, détachant chaque mot, glissant sur certains. "Plus la tornade enflait, plus mon sexe enflait", appuie-t-elle, suscitant quelques pouffements de l'audience. Au point culminant de son récit - "Tendre le drap avant de détendre mon mât" - Mireille récolte des applaudissements mérités.
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Je suis veilleur, tu es musée
Je veux sentir les feuilles de menthe craquer
Sous nos dents avec la chlorophylle qui s'échappe
Et te faire écouter le son de carillon
Que fait le claquement des drisses de pavillons contre les mâts
Avec en fond le grand fracas de la mer qui rapporte
Et au-dessus la procession d'cargots des nuages bas et blancs
J'voudrais te faire rencontrer les femmes cyprines et les vols queen
Qu'elles nous habillent de robes et de diadèmes
Au croisement d’Amsterdam et de la 80ème
Pendant que moi j'te mettrai au poignet
Des bracelets de tissus qui deviendront des bracelets de fleurs
Puis des rubans, puis des violons
J'porte le blason de mon clan
Je l'ai désormais gravé sur la face visible de mon coeur
Mais ça ne fait pas mal rassure toi au contraire
J'ai fais broder le souvenir étincelants sur deux manteaux de nuit
Que m'ont offerts des frères tisserands, drapiers canus
J'ai à la main mes haussières
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